Tuesday, February 22, 2011

Agriculture : Le SAN propose un nouvel outil pour réduire les effets du changement climatique et s'y adapter

L'agriculture est responsable de 14% des émissions de gaz à effet de serre, ce qui correspond à 6,8 gigatonnes de carbone.

Les représentants du SAN (Réseau pour l’Agriculture Durable), dont notamment l’organisation internationale de défense de l’environnement Rainforest Alliance, ont présenté le 15 février dernier, aux côtés d’associations et de la Fondation Rockefeller, le Module sur le climat du SAN : Critères pour réduire les effets du changement climatique et s’y adapter.

Il s’agit là d’un pas en avant important pour le développement d’une agriculture intelligente et favorable pour le climat.



Gianluca Gondolini, responsable des projets d'agriculture durable en Amérique Latine chez Rainforest Alliance, déclare à cet effet : « Les agriculteurs jouent un rôle primordial dans l’effort de réduction des impacts négatifs du changement climatique. Le SAN et Rainforest Alliance, en lançant ce nouveau module, introduisent un nouvel outil qui permet aux producteurs de démontrer que les pratiques agricoles en faveur du climat renforcent la valeur ajoutée de la Norme SAN et favorisent la transition vers une production agricole ayant une faible empreinte carbone ».

L'agriculture est responsable de 14% des émissions de gaz à effet de serre, ce qui correspond à 6,8 gigatonnes de carbone

Ce nouveau projet vise à sensibiliser les producteurs sur les impacts générés par le changement climatique et à développer l'adoption de bonnes pratiques agricoles orientées vers la réduction des gaz à effet de serre, l'augmentation des stocks de carbone et le renforcement de la capacité d'adaptation des agro-écosystèmes au changement climatique, peut on lire dans un communiqué de presse.

Un peu d’histoire : le projet a vu le jour au Guatemala en 2008 avec des producteurs de café des régions de San Marcos, Santa Rosa et Jalapa. Le stockage du carbone a été mesuré et les émissions de gaz à effet de serre ont été calculées dans des exploitations agricoles certifiées Rainforest Alliance ainsi que dans celles qui ne le sont pas.

Suite à une consultation publique menée par le SAN l’an dernier, le module a été consolidé, ce qui a permis de vérifier la pertinence des critères proposés.

Ainsi, en décembre dernier, le Module sur le climat a été approuvé par le Comité International des Normes SAN.

Depuis, les producteurs certifiés de toutes ces régions peuvent adopter volontairement ces bonnes pratiques en faveur du climat pouvant être vérifiées en même temps que les normes d'agriculture durable du SAN, peut on lire dans un communiqué de presse.

« Le Module sur le climat est un outil pratique et accessible pour le secteur du café, puisqu'il permet aux producteurs de mettre en place des pratiques agricoles en faveur du climat et encourage les acteurs commerciaux et industriels à s'engager à poursuivre la réduction de leurs émissions de carbone et permet aussi de créer une chaîne d'approvisionnement de café plus écologique », affirme Katrien Delaet, d'EFICO.

L'agriculture est responsable de 14% des émissions de gaz à effet de serre, ce qui correspond à 6,8 gigatonnes de carbone. Parallèlement, le secteur constitue un vaste potentiel de réduction de ses émissions de GES et de séquestration de grandes quantités de carbone dans l'atmosphère.

En effet, selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), le piégeage du carbone dans le sol- par une gestion améliorée des terres cultivées et des pâturages et la remise en état des terres dégradées - offre le potentiel le plus important de réduction du changement climatique dans l'agriculture.

Selon la FAO, les pratiques agricoles dites « intelligentes » sont en mesure d'améliorer la productivité et la résilience face aux changements climatiques tout en réduisant les émissions de GES. Les politiques, pratiques et projets de réduction des émissions de GES dans l'agriculture pourraient être mises en œuvre à un coût minime, voire nul, pour les paysans du tiers monde. Dans certains cas, cela permettrait même d'accroître leur productivité tout en les rendant moins vulnérables aux impacts liés au climat, renforçant ainsi la sécurité alimentaire mondiale.

En tout cas, suivant le modèle SAN, les nouveaux critères pour réduire les effets du changement climatique et s'y adapter ne renforcent pas seulement les bonnes pratiques mises en place dans les exploitations certifiées, mais elles sont aussi basées sur les pratiques qui ont démontré le plus grand impact de réduction et d’adaptation au changement climatique.

« Les producteurs qui s'engagent à mettre en place le Module sur le climat du SAN pourront identifier les risques que représente le changement climatique dans leurs exploitations et communautés et se préparer pour réduire ses effets et s'y adapter. Les producteurs pourront évaluer leur degré de vulnérabilité face à des événements comme les sécheresses prolongées et les inondations sévères auxquels ils sont aujourd’hui confrontés de manière plus fréquente et plus intense et qui ont comme conséquence des altérations dans les saisons de culture et une hausse des manifestations d'épidémies et de maladies (…) Ils seront aussi capables d'augmenter les stocks de carbone dans leurs exploitations en restaurant des terres dégradées, en reboisant et en améliorant la conservation des sols. Ils contribueront ainsi à réduire l'impact de l'activité productive dans ce défi aux dimensions planétaires », explique le SAN.

Tourisme et développement durable, par ATOUT FRANCE

17% des Allemands et des Britanniques interrogés déclarent avoir déjà consommé des produits/services relevant du tourisme durable, soit 4 fois plus que les Français

ATOUT France vient de mener une nouvelle étude sur les français, le tourisme et le développement durable.

Selon ses résultats : 86 % des Français sont prêts à adopter un comportement d’éco-consommateur sur leur lieu de séjour mais seulement 4 % d’entre eux reconnaissent avoir déjà acheté des produits/services relevant du tourisme durable.



Par ailleurs, 17% des Allemands et des Britanniques interrogés déclarent avoir déjà consommé des produits/services relevant du tourisme durable, soit 4 fois plus que les Français, révèle l’étude d’ATOUT France.

17% des Allemands et des Britanniques interrogés déclarent avoir déjà consommé des produits/services relevant du tourisme durable, soit 4 fois plus que les Français

Atout France propose un ouvrage sur ce thème : « Tourisme et développement durable. De la connaissance des marchés aux actions marketing » Collection Marketing touristique.

Destinée aux acteurs touristiques désireux de s’engager dans une démarche de tourisme durable, cette publication formule une série de recommandations opérationnelles pour ceux désireux d’adapter leur offre et revisiter leur approche marketing.

Il permet d’identifier les principaux freins liés au développement du tourisme durable (méconnaissance du concept, peur de l’habillage marketing, contraintes trop élevées, manque de lisibilité de l’offre, suspicion de cherté..) et les principaux leviers pour en favoriser la diffusion.

Il s’appuie sur l’éclairage d’études de marchés quantitatives et qualitatives conduites auprès des marchés allemand, britannique et français et propose une segmentation composée de marchés matures et de marchés moins sensibilisés, peut on lire dans un communiqué de presse.

Recyclage de téléphones portables : Amnesty International France et MonExTel.com conjuguent leurs efforts pour la collec

Chaque année en France, nous sommes plus de 20 millions à changer de téléphone mobile

En partenariat avec MonExTel.com, Amnesty International France décide de déployer une solution de collecte de téléphones portables usagés auprès de ses sympathisants et du grand public.

Chaque année en France, nous sommes plus de 20 millions à changer de téléphone mobile.



Moins de 5% des Français font actuellement la démarche de donner leur ancien téléphone pour qu'il soit recyclé, et près de 40% le rangent au fond d'un tiroir. Tous ces téléphones ne serviront probablement jamais à personne, alors que la plupart sont en parfait état de marche.

Chaque année en France, nous sommes plus de 20 millions à changer de téléphone mobile

Fabriquer un téléphone mobile nécessite l'emploi de beaucoup d'énergie, ainsi que de nombreuses matières premières, certaines rares (cuivre, or, argent, coltan, etc.). En utilisant le service MonExTel vous contribuez à préserver les ressources naturelles et énergétiques de la planète, en favorisant le recyclage et le réemploi.

L'activité de MonExTel s'intègre complètement dans la stratégie de gestion des produits en fin de vie dite des 3Rs : Réduire le nombre des déchets, favoriser le Réemploi des produits, et, enfin, faciliter leur Recyclage.

Cette stratégie est privilégiée par les directives européennes concernées qui demandent de promouvoir le réemploi des produits et les activités de préparation en vue du réemploi, notamment en encourageant la mise en place et le soutien de réseaux de réemploi et de réparation.

Amnesty International explique que la valorisation des téléphones est directement reversée à l’association œuvrant pour le respect des droits humains.

Pour se conformer à la loi, les opérateurs ont mis en place une filière de retraitement. D'après l'AFOM (l'association française des opérateurs de mobile), il existerait en France plus de 2000 points de collecte et il est donc possible de rapporter son ancien portable au magasin, qui se chargera de l'envoyer à un organisme agrée chargé de le recycler. En 2007, SFR a ainsi récupéré près de 160.000 téléphones en boutique, Bouygues environ 120.000 et Orange 16.000. Sinon, des associations comme Emmaüs récupèrent les combinés qui fonctionnent encore et leur donnent une seconde vie.

Cette année, c’est au tour d’Amnesty International de lancer le programme de recyclage.

Les téléphones collectés sont remis en état et reconditionnés, dans la mesure du possible, pour être revendus d’occasion en France ou à l’étranger. Le cas échéant, ils sont démantelés et traités via des filières spécialisées dans le recyclage des Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE).

Selon l’organisme, de multiples bénéfices seront fait pour une opération innovante, à savoir :

· Sur le plan environnemental : le recyclage permet de valoriser les matières rares et polluantes des composants et de faire des économies. Par exemple : 1 téléphone réutilisé = 6,75kg d’émission de CO2 économisés et 3 batteries traitées = 600.000l d’eau préservés.

· Sur le plan social : cette opération est créatrice d’emplois d’insertion. Les mobiles collectés sont réceptionnés, triés, testés et reconditionnés par des personnes en situation de handicap de l’ESAT de Rouen - Les Ateliers du Cailly (Etablissement et Service d’Aide par le Travail, ex-CAT) et par des personnes en insertion de l’entreprise les Ateliers du Bocage (entreprise membre d’Emmaüs France). Ainsi, 5 téléphones collectés contribuent à créer 1h d’emploi d’insertion.

· Sur le plan solidaire : la valeur dégagée par les téléphones collectés est directement reversée à Amnesty International France.

Pour recycler son téléphone portable en faveur d’Amnesty International France, voici le mode d’emploi :

1- Le particulier se connecte sur : www.monextel.com/Soutenez_Amnesty_International

2- Il recherche son (ses) modèle(s) de téléphone(s) et découvre la valeur de reprise

3- Il les envoie gratuitement en suivant les instructions du site
La totalité de la valeur du (des) téléphone(s) est reversée à Amnesty International.

Etnies : une chaussure achetée, un arbre planté

En cette année 2011, proclamée Année Internationale de la forêt, etnies s’apprête à planter un minimum de 35 000 arbres dans la réserve Maleku, au nord du Costa Rica

La Marque etnies, la tribu indigène les Maleku, et l’association La Reserva, unissent leurs forces au Costa Rica pour la création d’une forêt tropicale.

Pour célébrer le 25ème anniversaire d’etnies, première société internationale de vêtements et chaussures de sports extrêmes appartenant et dirigée par un skateboarder, son fondateur et PDG, Pierre-André Senizergues, a décidé de se tourner vers l’avenir et vers ce que les 25 prochaines années nous réservent.



En effet, en cette année 2011, proclamée Année Internationale de la forêt, etnies s’apprête à planter un minimum de 35 000 arbres dans la réserve Maleku, au nord du Costa Rica.

En cette année 2011, proclamée Année Internationale de la forêt, etnies s’apprête à planter un minimum de 35 000 arbres dans la réserve Maleku, au nord du Costa Rica

Grâce au nouveau projet d’etnies Buy a Shoe, Plant a Tree (achetez une chaussure, plantez un arbre), la marque veut célébrer l’avenir en plantant une forêt tropicale au Costa Rica.

Ainsi, pour chaque paire de Jameson 2 Eco Shoes vendue, etnies s’engage à planter un arbre dans ce qui deviendra la nouvelle forêt tropicale, peut on lire dans un communiqué de presse.

La marque a choisi comme partenaires les Maleku, tribu indigène dont le mode de vie est axé autour de la forêt, et qui sont plus connus sous le nom de « gardiens des forêts ».

Il faut savoir que pendant plus de 150 ans, ils ont dû se battre pour les arbres, menacés par l’élevage et une effroyable guerre des hévéas, qui s’est soldée par un massacre ayant presque éradiqué leur tribu.

Les Nations Unies ont même décrété que leur territoire était une réserve biologique à reconstituer, et ont officiellement fait de 2011 « l’année internationale de la forêt ».

Soutenus par l’association La Reserva Forest Foundation- association à but non-lucratif regroupant des bénévoles engagés dans la lutte pour le reboisement et la protection des forêts tropicales indigènes, vitales pour la planète - et le programme d’etnies « Buy a Shoe, Plant a Tree », la tribu essaie de faire revivre la réserve grâce aux arbres, autrefois le ciment de la communauté.

La Reserva Forest Foundation est un organisme à but non-lucratif, qui se consacre au reboisement et à la protection des forêts tropicales costaricaines.

De plus, cette initiative aidera aussi le Costa Rica à atteindre son objectif : être le premier pays carboneutre d’ici 2021, un engagement reprenant celui que Pierre-André Senizergues avait déjà pris il y a plusieurs années : faire d’etnies une entreprise carboneutre d’ici 2020, peut on lire dans un communiqué de presse.

C’est la chaussure Jameson 2 Eco Shoes qui a naturellement été choisie pour impliquer le public dans le reboisement. La semelle de cette chaussure est en effet fabriquée à partir de vieux pneus de vélo et de gants en caoutchouc usagés, et ses lacets en PET proviennent de bouteilles en plastique recyclées.

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